présentation historique
Notre territoire a été colonisé très tôt par les gallo-romains ; témoin l'aqueduc de la Brévenne construit au 1er siècle.Le seul témoin de cette colonisation sur notre commune se trouve au hameau de Glay où fut mise au jour une citerne, réserve d'eau ou bassin, aux alentours du 2ème siècle.
La motte cadastrale de la Vavre (ou motte féodale) « bâtie » d'une main d'homme aux alentours du XIème siècle, était une élévation enceinte d'une palissade de bois, surmontée d'une construction de bois.
Notre commune présente un habitat très dispersé réparti essentiellement autour de quatre hameaux Glay, Conzy, la Charrière et le bourg. Longtemps le Bourg est resté le plus petit hameau et Glay le plus important. En 1829, on compte 65 maisons à Glay, 47 à la Charrière, 31 à Conzy et 23 au Bourg.
Le bourg est devenu le centre paroissial avec son église et centre administratif avec sa mairie.
L'ancienne église romane datait du XIIe siècle ; elle a été démolie en1874 et remplacée par l'église actuelle de style néo-gothique, entre 1872 et 1875 (le clocher en 1888).
La plus ancienne mention connue de la commune est de 960 (cartulaire de Savigny) : « donation de deux champs avec des vignes des vergers et des bois, dans le domaine appelé Conziacus ».
Février 970 : donation d'un champ, d'une vigne et d'un jardin dans le domaine appelé Versennaycus (charte 143). Versenaico, Versennaco, Versennacus. Toutes ces dénominations devaient désigner la partie sud de la paroisse avec en son centre ce qui constitue aujourd'hui le bourg.
De rang de villa qu'avaient Conzacius (Conzy), et Versennaycus seule cette dernière à gardé son rang de villa. Elle a simplement changé de nom pour devenir Versenac puis Versennes et Saint-Germain vers le XIe-XIIe siècle.
Le saint patron de la commune est l'évêque Germain né près d'Auxerre en 378 et mort à Ravenne en 445 (fête le 31 juillet).
En France 125 communes ont pour patronyme : saint Germain.
On trouve deux représentations sculptées de l'évêque, l'une sur la croix du Mont (1532) où il est placé à droite de la vierge il tient sa crosse dans la main gauche, l'autre au-dessus du porche d'entrée de l'église.
En 1793, la commune s'est appelée Barras sur l'Arbresle.
Le blason
« D'azur à la fasce d'or bretessée et abaissée brochant sur une crosse d'évêque du même posée en pal ».
La fasce en langage héraldique est une bande horizontale au centre de l'écu : elle sépare le chef de la pointe. Celle qui a été retenue pour composer le blason est bretessée ou crénelée. Elle rappelle les chaines d'angles des maisons et donc les carrières.
La commune qui compte 652 ha , s'étend sur un axe nord sud avec comme point le plus élevé (427m), les carrières au-dessus de la vallée d'Azergues. La pente est régulière pour atteindre 280m vers le Muzard proche de l'Arbresle.
La commune est traversée dans toute sa longueur par l'actuelle départementale D 19 ancien chemin de grande communication n°3. Cette voie a toujours été très utilisée car elle permettait de rejoindre les deux vallées de la Brévenne et de l'Azergues sans être obligé de faire le détour par le pont Dorieux ( le bien nommé car il est au confluent de deux rivières Brévenne et Azergues). Ce chemin était autrefois appelé « Grand chemin français » partie de la transversale qui part de Sainte-Foy-l'Argentière passe par l'Arbresle et poursuit jusqu'à Anse.
Pays de carrières, pays de vignoble, l'axiome se vérifie souvent puisque c'est la nature du sol qui détermine la présence de l'un et de l'autre.
La vigne a toujours occupé une place importante dans l'économie ; « Saint-germain sur la Bresle, bonne paroisse de grands vignobles » disait Nicolas de Nicolay en 1573.
La surface en vigne était en 1914 de 268 ha pour tomber à 114 ha en 1963. Depuis les surfaces plantées augmentent régulièrement pour atteindre 165 ha en 2006.
Le philloxéra arrive dans le département 1875. En 1888 année du minimum le recul des surfaces plantées dans le canton de l'Arbresle a été de 38%. Il faut attendre 1892 et les porte-greffes américains pour reconstituer le vignoble.
L'appellation « Beaujolais » a été obtenue en 1938 ; le cépage est le Gamay rouge à jus blanc. Depuis quelques années il se produit un vin blanc à partir du cépage Chardonnay.
Dans les carrières, exploitées depuis la deuxième moitié du XVe siècle, une quantité énorme de pierres a été « arrachée » et taillée par des générations de perreieurs et maistres perreieurs, carriers et tailleurs de pierre. Le perreieur est celui qui exploite une perrière d'où l'on tire de la pierre.
Le site qui s'étend sur 8 ha environ est couvert par les chirats ; déchets de taille et produit de la « découverte ».
L'âge d'or des carrières ont été les 17e et 18e siècles. De la pierre a été livrée jusqu'à Lyon pour la construction de maisons dans le quartier de Saint-Nizier. La carrière d'Oncin dite aussi de Glay a fourni cette belle pierre calcaire jaune (colorée par des oxydes de fer) dans toute la région au sud de la vallée d'Azergues jusqu'à 40 et 50km, avant que le train à partir de 1876 permette de livrer dans la Loire l'Ain et l'Isère.
En 1798, Il y avait 15 perreieurs en 1798, 3 en 1890 et 1 en 1910. La dernière carrière, celle de Joseph Dessainjean (1888-1961) s'est arrêté en 1947.
Comme pour touts les autres carrières le déclin est du à l'utilisation progressive du ciment à partir des années 1880 et à l'arrivée du train qui permettait de se fournir dans d'autres régions à moindre coûts. Concurrence des carrières de Villebois et de Couzon.
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